L'Astronomie en toute simplicité

Se repérer dans le Ciel – 1 – Se préparer

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Repérer dans le ciel une étoile ou une planète n’est pas à priori facile dans le fourmillement de points lumineux qui s’offre à notre vue

Je vous propose une série d’articles qui j’espère vous permettront de vous familiariser avec le paysage céleste

Ces articles ne concernent que l’hémisphère Nord, les cartes affichées correspondent à mon lieu d’habitation

Le site d’observation

Suivant le lieu d’où l’on observe le ciel, le nombre d’étoiles visibles à l’œil nu (c’est l’instrument qui est utilisé dans ces articles) est plus ou moins important, suivant que l’on se trouve dans un endroit fortement impacté par la pollution lumineuse ou non

Dans une zone sans aucune lumière parasite, avec un ciel parfaitement noir, notre œil est capable de distinguer près de 2500 étoiles

Dans nos villes où la pollution lumineuse est importante, seules les étoiles les plus brillantes seront visibles, de plus la pollution de l’air ajouté à la pollution lumineuse accroit encore la difficulté à distinguer les étoiles faiblement lumineuses

Cependant pour démarrer l’apprentissage, un ciel où n’apparaît que les étoiles les plus brillantes facilite cet apprentissage, présentant ainsi un ciel « simplifié ».

On évitera d’avoir des lumières qui atteignent directement notre œil, en mettant des obstacles entre ces lumières et votre œil, par exemple en se plaçant derrière un mur

Le confort

Il est important d’être confortable lors de notre exploration du ciel, pour cela il est deux points à surveiller

  • La position : regarder longuement le ciel, debout la tête levée, devient vite inconfortable, une chaise inclinée ou allongé sur le sol (sur un plaid pour vous isoler) permet de mieux profiter de cette activité, ceci sur une longue période de temps
  • Le froid : la nuit, surtout l’hiver (période la meilleure d’observation du ciel), la baisse de température peut vite devenir un handicap à la poursuite de notre exploration céleste, il convient donc de bien s’habiller en conséquence

Tout ce qui peut agrémenter notre ballade nocturne doit être mis en œuvre, par exemple un thermos avec une boisson chaude

L’adaptation nocturne

Il est important d’adapter notre vision nocturne afin de distinguer le plus d’étoiles possible

Pour cela il est nécessaire de rester au moins 10 minutes sans qu’aucune lumière ne vienne frapper directement notre œil (l’adaptation est vraiment optimum au bout de 30 minutes)

Au fur et à mesure de l’adaptation, de plus en plus d’étoiles deviendront visibles

Sans entrer dans les détails de la constitution d’un œil, il comporte deux types de récepteurs à la lumière, les cônes sensibles à la couleur, utilisés en vision centrale et diurne, et les bâtonnets utilisés en vision nocturne et périphérique qui ne voient que le noir et blanc et les nuances de gris.

Aussi en astronomie visuelle la mise en œuvre de la « vision latérale » ou périphérique permet de distinguer des étoiles que la vision centrale ne permet pas, car elle implique l’utilisation des bâtonnets plus sensibles que les cônes

La vision nocturne impliquant surtout la mise en œuvre des bâtonnets peut être à l’origine d’une certaine frustration des débutants qui s’attendent à voir les belles couleurs des images publiées dans les revues, les bâtonnets n’étant pas sensibles à la couleur

Si nous devons nous aider d’une carte, on utilisera une lampe rouge afin de de ne pas perdre notre adaptation nocturne, elle ne devra pas être trop intense

Quelle nuit ?

Il est évident que si l’on veut pouvoir distinguer le plus d’étoiles possibles, il faut éviter toute lumière parasite, donc éviter une nuit de pleine Lune, on s’informera donc de la visibilité de celle-ci

  • Une nouvelle Lune n’est pas visible, parfait pour une nuit entière de ballade
  • Durant le premier quartier, la Lune descend environ une heure après minuit, si on a la patience d’attendre, les dernières heures avant le lever du jour sont à notre disposition
  • Une pleine Lune est visible toute la nuit, profitons-en pour la découvrir
  • Durant le dernier quartier la Lune se lève environ une heure après minuit, nous permettant d’observer le ciel pendant les premières heures après la tombée du jour.

Et ensuite ?

Nous sommes prêts pour aborder notre ballade nocturne, mais soyons conscient que l’identification des constellations et des étoiles se fera petit à petit, sans essayer d’en apprendre beaucoup en une seule nuit, ceci suivant votre degré de mémorisation.

Localiser entre deux et cinq constellations et identifier leurs étoiles (par leur nom, en les repérant sur une carte) parait suffisant pour une session nocturne

Réviser les constellations connues lors d’une précédente session est un bon point de départ d’une nouvelle session, cela permet de créer des relations entre les diverses constellations, facilitant ainsi leur repérage

La méthode

On démarre en identifiant un petit nombre de constellations dans différentes zones du ciel, puis à partir de certaines étoiles brillantes de chaque constellation connues, on réalise des alignements qui permettent de localiser d’autres étoiles et constellations.

Le ciel variant avec la période de l’année, l’apprentissage se fera sur plusieurs mois, voir sur plusieurs années, afin de couvrir l’ensemble des étoiles visibles depuis notre site d’observation

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